D'ici et d'ailleurs
TSR - Télévision Suisse Romande
Chocolat TV Productions
Les émissions "D'ici et d'ailleurs" Présentation de l'émission "D'ici et d'ailleurs" Du 7 au 11 avril, chaque jour dès 16h30, dialoguez en direct avec les élèves de l'émission D'où viennent-ils ? Presse
 
 
Les émissions "D'ici et d'ailleurs"
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"D'ici et d'ailleurs" - Vidéo

Emission 2
Une nouvelle langue, une nouvelle école, une nouvelle vie
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© Chocolat prod / TSR 2008

Lundi matin, 8h30 au collège de Villamont, Lausanne. Cours de français. Dictée.
Aucun autre bruit que les stylos qui grattent le papier. Madame Buzzi récite lentement les phrases du jour : « Pendant la récréation – virgule – je mangerai un croissant. Dans une année – virgule – j’irai en vacances dans mon pays ». Angelika, arrivée de Pologne, lève les yeux au ciel. J’irai… « ai » ou « ais » ? « Le français, je trouvais ça trop bizarre, avec tous ces « Rrrrrr ». En français, on ne dit pas toutes lettres qu’on écrit, j’ai vraiment trouvé ça bizarre. »

Pour d’autres, c’est plus facile.
Filipa : « Le français, c’est comme un frère du portugais. Ça vient du latin alors les mots se ressemblent. ».
Moïses vient du Panama et parle l’espagnol : « Donner / donnar. Intelligent / intelligente. Grand / grande. C’est presque la même chose dans les deux langues ».

Imposant, un peu sinistre, le collège de Villamont s’accroche à une ruelle escarpée, au centre de Lausanne.
Moïses : « Au Panama, mon école n’était pas comme ça. Elle était plus grande… et plus belle aussi. »
Amanda : « Au Brésil, elle était très grande. La cour de récréation aussi. Mais il y avait beaucoup de violence. La police fouillait les sacs des élèves tous les matins pour confisquer les armes à feu. »
Abel : « Quand on ne faisait pas nos devoirs en Equateur, ils nous tapaient avec des bâtons. Pour presque tout. Même quand on jouait avec nos amis. » Et en Suisse ? « Non, il y a des lois qui protègent les enfants. Mais en Equateur, je pense qu’elles n’existent pas. » Cette expérience l’a-t-elle marqué ? « Non, j’ai oublié tout ça. Aujourd’hui, je me sens en sécurité ici ».