D'ici et d'ailleurs
TSR - Télévision Suisse Romande
Chocolat TV Productions
Les émissions "D'ici et d'ailleurs" Présentation de l'émission "D'ici et d'ailleurs" Du 7 au 11 avril, chaque jour dès 16h30, dialoguez en direct avec les élèves de l'émission D'où viennent-ils ? Presse
 
 
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"D'ici et d'ailleurs" - Vidéo

Emission 3
Les classes d’accueil
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© Chocolat prod / TSR 2008

Lundi matin, 10h30, au collège de Villamont, Lausanne. Cours de français.
Mme Buzzi écrit au tableau noir : « Les Fables de La Fontaine ». « C’est quoi, ça ? ». Filipa sait, ce sont des histoires avec des animaux. Pour les autres, c’est plus confus. « Pinocchio » ? « Mickey » ?

Dolma Buzzi, l’enseignante principale, explique : « Les classes d’accueil permettent aux élèves d’atterrir en Suisse, au sens propre et au sens figuré. Elles leur permettent de prendre un petit moment avant de partager leur quotidien avec d’autres élèves, qui n’ont pas les mêmes soucis qu’eux. »
Celeste : « On m’a expliqué qu’en Suisse, pour apprendre le français, on va dans des classes d’accueil. Comme ça, on n’est pas totalement ridicules (rires). »

Mardi, midi. Toute la classe s’engouffre dans un bus et part rejoindre la classe régulière du collège de Prélaz, à quelques stations de là. Pour Dolma Buzzi, il est essentiel de créer des liens avec les élèves des classes dites « régulières » : « Mes élèves y seront bientôt intégrés. Alors on organise des stages, des rencontres. ». Autour des pupitres, les élèves pique-niquent, échangent, discutent. Vanessa, élève de classe régulière : « C’est mieux qu’ils soient ensemble pour apprendre le français jusqu’à ce qu’ils le sachent bien. Sinon, ils vont avoir beaucoup de peine, plus tard, dans les écoles normales. »

A 15 ans, Moïses a d’autres soucis en tête. Dans le bureau du conseiller en orientation professionnelle, il se renseigne sur les possibilités d’apprentissage. Il aimerait être électricien. « J’ai 15 ans et je suis prêt à sortir de l’école maintenant. Prêt à travailler. Je veux savoir comment faire, comment apprendre un métier » Pour l’exercer où ? « Je pense ici, en Suisse. Il y a plus de travail qu’au Panama. »